p i e r r e l e m a r c h a n d

8.00

150gr
Dimensions : 14,5x19 cm
Papier cream
Deux feuilles pliées avec rabats
Tirage limité à 100 exemplaires

☞ Pierre Lemarchand

« Quand le jeune homme qui ne se fait pas encore appeler Bob Dylan, mais demeure pour quelques jours encore Robert Zimmerman, promène sa silhouette émaciée et transie dans les tourbillons neigeux qui assaillent l’état de New York, nous sommes aux tous premiers jours de l’année 1961. Robert avance, car c’est en plein cœur de New York City qu’il souhaite se rendre, dans Manhattan, dans le périmètre ramassé de Greenwich Village. Quelques dollars en poche, une guitare pour tout bagage et deux centaines de chansons de Woody Guthrie dans la tête, Dylan avance jusqu’à l’angle des deux rues où tout se joue alors, pour qui souhaite vivre le Renouveau Folk. Ses premiers concerts, Dylan les fera là où il dormira : dans les petits cafés concerts qui bordent les Bleeker et McDougal Streets, des salles minuscules et bondées. Le Folk Revival s’y joue alors, et prend sa revanche sur le rock’n’roll qui avait tout emporté dans les années 50. Mais il est temps de revenir aux fondamentaux, ceux de l’histoire, de l’authenticité, de la mémoire d’un peuple qui ne s’en laisse pas compter. Blues, jazz, bluegrass, ballades appalachiennes, spirituals sont augmentés des « topical songs », chansons à thème faisant écho à des injustices et des luttes plus contemporaines, sculptées dans la même pâte amère et chronique : le racisme, l’exploitation capitaliste, la misère rurale... Dylan arrive, et se mêle aux artistes d’alors, qui portent noms tels Fred Neil, Dave Van Ronk, Tom Paxton, Pete Seeger, Phil Ochs... Il y a peu de femmes. Dans ses mémoires, Chronicles, Dylan se souvient cependant d’une d’entre elles, celle qui l’a le plus impressionné. Son nom était Karen Dalton. »

Partagez sur les réseaux