christophe bier

8.00

150gr
Dimensions : 14,5x24 cm
Papier cream
Deux feuilles pliées avec rabats
Tirage limité à 100 exemplaires
Tirage photo de l'auteur

☞ Christophe Bier

✍ Descendez un peu plus bas, vous trouverez plus de photos.

« Je l’avoue sans honte, 
JE SUIS UN PODOPHILE.

Longtemps j’ai vécu de cette passion innocente. J’écrivais des confessions apocryphes dans les revues de petites annonces. Lettres-Escarpins, Confidences pédestres, Jambes, Talons Vertiges ou encore le défunt Pieds dont j’appréciais la simplicité du titre. Pas Odeurs de semelles en revanche ; mes textes manquaient de vulgarité.
Heureuse époque où le « cul » se propageait dans les tourniquets des buralistes. Par « cul », il faut comprendre n’importe quel organe fétichisé, pied ou encore vulve, ou fesses, tout ce que vous voudrez. J’excellais aussi chez Lips et dans l’éphémère Nombril indécent qui manquait cruellement d’abonnés. Je me diversifiais, quoi.
Sans oublier les romans de gare porno, dans lesquels mes pseudonymes se multipliaient. J’étais, dans le jargon de la littérature ferroviaire, un mercenaire, casant mes salaces histoires dans toutes les enseignes. Il suffisait d’une idée – d’un pied – et le récit se dévidait, sans forcer. Talons en furie, Le Mollet des tentations sauvages, L’Obscène Orteil, L’Unijambiste cuissardée… Les titres me revenaient, signés Erika Majeur, Don Vincenzo d’Aléra, Sir Theo Footlove…
Quand j’étais satisfait d’un roman plus soigné, je le signais « Ernest de Clichy ». Ce pseudo si référentiel avait ses fans. »

Partagez sur les réseaux